Grâce au soutien de l’AFM (Association Française de Mécanique), le CNFM subventionne des missions pour assurer la participation de chercheurs et chercheuses permanent(e)s à des colloques internationaux de mécanique ayant lieu à l’étranger. Les objectifs sont de :
- Permettre une représentation française aux congrès phares dans le domaine de la mécanique. Les colloques labellisés IUTAM et EUROMECH sont automatiquement éligibles et particulièrement recommandés, mais d’autres le seront sous réserve que leur qualité scientifique soit avérée.
- Soutenir des collègues en manque de financement. Les candidat(e)s devront avoir une activité de recherche sur poste permanent (les candidatures féminines sont encouragées). Seront privilégiés les collègues ayant obtenu leur poste permanent depuis moins de 5 ans. Les collègues émérites seront aussi considérés.
- Favoriser l’émergence/consolidation de collaborations internationales via des séjours pré- ou post-conférence dans des universités voisines au lieu de la conférence.
Compte tenu de la situation sanitaire des dernières années, les bourses peuvent prendre plusieurs formes :
- Pour une participation en présentiel, l’allocation est au maximum de 1000€ (1000€ étant pour les cas où un séjour pré- ou post-conférence est prévu).
- Pour une conférence se tenant sous forme virtuelle, seuls les frais d’inscription sont pris en charge dans la limite de 400€.
Pour les conférences qui seraient amenées à être annulées pour une quelconque raison, il n’est pas prévu de report automatique sur une autre conférence, l’examen du dossier portant sur le couple candidat/conférence.
Modalités de candidature à une subvention
Les dossiers de candidature, envoyés sous forme électronique, doivent comporter les éléments suivants :
- Un CV court (2 pages maximum) avec des informations sur le parcours professionnel, une liste des cinq derniers articles publiés dans des revues à comité de lecture, et les adresses postale et électronique du (de la) candidat(e).
- Un lien vers le site web du (de la) candidat(e), s’il existe.
- Les références du congrès (lieu, date, composition du comité scientifique, site web).
- Le texte de la communication soumise ou acceptée (fournir la notification d’acceptation).
- Une brève lettre de motivation.
- Un budget détaillant les frais liés à la mission au meilleur coût pour les transports et le logement, ainsi que le plan de financement pour couvrir l’intégralité des frais. Les bourses Jean-Marie Souriau sont destinées à faciliter les missions et non à les prendre en charge intégralement. Il est donc recommandé de s’assurer que le complément de financement pourra être trouvé.
Les dossiers sont à adresser par voie électronique à Anne-Virginie Salsac.
Modalités d’obtention de la subvention
Mentionner le soutien par l’AFM lors de l’exposé (par exemple à l’aide du logo) et par une petite phrase de remerciements si la présentation donne lieu à publication.
Au retour de mission, le bénéficiaire de la subvention doit transmettre à Andrei Constantinescu (trésorier) un rapport comportant les éléments suivants :
- le titre du congrès
- les nom et les coordonnées du missionnaire
- les titres des sessions, les thèmes porteurs du congrès
- les sujets de débats, les directions de recherche émergentes
- quelques éléments sur la participation (nombre de participants, pays, entreprises présentes…)
- une version électronique (pdf) de la communication présentée
ainsi que les originaux des titres de transport (dont cartes d’embarquement) et justificatifs de prix.
Ces derniers doivent être renvoyés par courrier postal à :
Andrei Constantinescu
LMS
Ecole Polytechnique
91128 Palaiseau cedex
Jean-Marie Souriau (1922 – 2012)

Ancien élève de l’École Normale Supérieure (1942), il est reçu second au concours de l’agrégation de mathématiques (1945). Après un bref passage au CNRS, il entre à l’ONERA comme ingénieur de recherches en aéronautique et y prépare une thèse sur la stabilité des avions. Les méthodes développées dans cette thèse, soutenue en 1952, ont montré que la position des réacteurs n’avait aucune importance et qu’on pouvait les mettre sur la queue. Elles ont été utilisées pour la réalisation de plusieurs avions, en particulier la Caravelle et le Concorde. Jean-Marie Souriau est l’inventeur d’une méthode de détermination des valeurs propres et vecteurs propres d’une matrice, variante de la méthode de Le Verrier et appelée aujourd’hui algorithme de Le Verrier-Souriau.
En 1952, il devient Professeur à l’Institut des Hautes Études de Tunis. Malgré (ou grâce à) un relatif isolement scientifique, il y poursuit ses réflexions sur les principes de la dynamique et découvre le rôle central des structures symplectiques. Considéré comme un des pères de la mécanique symplectique, il est l’inventeur du concept d’application-moment conduisant à une version moderne du théorème de Noether en lien avec les groupes de symétrie. Ses développements concernent notamment le groupe de symétrie de la mécanique classique appelé groupe de Galilée. Son livre « Structure des systèmes dynamiques », traduit en anglais, est un ouvrage qui fait autorité, comme ses deux autres livres, « Géométrie et Relativité » et « Calcul linéaire ».
En 1958, il est nommé Professeur à l’université d’Aix-Marseille. Il s’intéresse aussi à bien d’autres domaines de la Physique, auxquels il apporte des contributions originales : Mécanique statistique, Thermodynamique des milieux continus (classique et relativiste), quantification géométrique, Relativité et Cosmologie. Il joue un rôle de premier plan lors de la création du Centre de Physique Théorique de Luminy, qu’il dirige de 1978 à 1985.
Plusieurs prix ont couronné ses travaux dont le prix Jaffé de l’Académie des sciences (1981) et le prix scientifique de la Ville de Paris (1986). Il nous a aussi livré une vision philosophique profonde du monde au travers de sa « Grammaire de la nature ».